jeudi 31 juillet 2014

Mes prises de conscience


Pour moi , commencer mon voyage intérieur est passé par plusieurs prises de conscience. Après ces prises de conscience ne se sont pas faite sur un jour, une semaine ou encore un mois, mais sur plusieurs années (les plus importantes ces 3 dernières années); et se travaillent tous les jours. Elle se sont  réalisées en plusieurs étapes et touchent plusieurs domaines de ma vie.

Trop de violence 

Oui, trop de violence au quotidien. Et je peux vous dire cette violence a eu raison de moi en 2007.
Comment ça ? J'y étais confrontée tous les jours dans mon travail de secrétaire, où mon entreprise/association faisait dans l'insertion et  l'accueil de proximité. En deux ans, je m'étais fait volée deux fois mon portable, mon dessert (ça parait ridicule, mais ça touche énormément quand ça vous arrive), j'ai reçu insultes et menaces, et même une fois j'ai failli recevoir un coup de poing dans le visage. Même si d'autres causes rentrent en jeu, le stress que tout ça a engendré ne m'a pas aidé, quand j'ai commencé à être malade.

 Ceci n'est qu'un aperçu de la violence subite. Car tous les jours, nous en subissons que se soit physiquement ou verbalement, et même nous sommes nous même violents par nos actes ou nos paroles de façon consciente ou inconsciente.

Trop de pensées négatives ou de râleries

Les pensées négatives n'aident personne à se réaliser, à grandir. J'ai passé toute mon enfance à contredire ce que la société (car il y a eu plusieurs acteurs) disait de moi de façon négative. "Elle doit être en école spécialisée", "Elle n'a pas le niveau", "Elle va devoir redoubler" (depuis le primaire, et je n'ai redoublé que ma première année de Fac), ...
Quand aux râleries, elles prennent toutes notre énergie. Juste pour exemple : Quand un bus est en retard, nous avons au moins possibilité de réagir :

  1. nous pouvons râler contre son retard, nous serons de mauvaises humeurs pour le reste de la journée et mine de rien ça nous fatiguera. Mais en définitive, ça ne changera en rien à la situation. C'est de l'énergie fichue en l'air.
  2. nous pouvons profiter de ce retard pour nous occuper, comme lire ses mails/livre/journal, réfléchir au repas du midi/soir, méditer, ... Nous pouvons fructifier ce temps de manière positive, et du coup utiliser notre énergie de façon intelligente.
Trop de jugements

Nous passons également notre temps à se juger nous même ou les un les autres. Nous nous posons ainsi en tant que victime et/ou juge. Nous nous faisons ainsi du mal, car même quand c'est dirigé vers les autres, ça fini par nous toucher.

Que faire ? 

Il faut agir. Attendre que les autres changent, que la société change pour vivre mieux, n'avancera en rien et surtout nous risquons d'attendre longtemps. Par contre être acteur de ce changement, nous aidera au moins à se détacher de tout ce qui nous empêche de profiter du bonheur au quotidien.

Ce que j'ai commencé personnellement

J'ai commencé par être bienveillante envers mon fils dès sa naissance, en ne laissant pas pleurer les premiers mois de sa vie, en adaptant mon espace de vie à lui, en ne faisant pas appel le plus possible à de la violence (fessée, punition, menace, chantage, ...) pour son éducation. Attention ici je ne fais que dire ce que moi je préconise pour mon fils, je ne juge personne. Chacun fait de son mieux. Surtout que moi même je ne suis pas infaillible, car il m'arrive de déraper. Aujourd'hui, j'apprendre à étendre cette bienveillance à moi même (accepter justement ses propres faiblesses), mais aussi aux autres (étendre sa tolérance, son empathie). De plus,je tiens à préciser que la bienveillance ne veut pas dire "être laxiste", je mets des limites à mon fils et je ne dis pas "oui" à tout ce qu'il veut.

Je me suis autorisée l'expression de mes émotions, de mes besoins, mais j'ai aussi autorisé mon entourage à les exprimer.

J'apprend à changer ma façon de penser, d'agir , comme ne plus prendre personnellement ce qui peut arriver, arrêter de juger/râler, ...

Cet apprentissage n'est pas évident à appliquer tous les jours, il m'arrive encore de râler, de crier, de faire des crises, de juger, ... Mais j'ai décidé de me donner les moyens de changer au fur et à mesure, de m'améliorer en tant que personne. Il n'y a que nous qui pouvons prendre cette décision.

Ce que ça m'apporte et ce que ça apporte à mon entourage

Tout ce travail quotidien m'apporte plus d'amour au quotidien et me permet de mieux profiter du bonheur. J'arrive à mieux gérer les coups durs, à être plus sereine, à renforcer ma confiance en moi, ...

Mon entourage a plus d'amour, plus de compréhensions, un environnement moins violents, ... Mon fils est épanouie, curieux, remplie de joie de vivre, ...

Franchement, moi, ça m'encourage à continuer de changer. Je suis convaincue de répondre par ce travail à la mission que nous a confié Dieu, et à suivre le chemin qu'il a tracé pour nous.


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2 commentaires :

  1. A quelques mots près, j'aurais pu écrire la même chose ! C'est un beau voyage que celui où nous nous explorons nous-même !
    Là où ce peut être déstabilisant, c'est quand on commence à se sentir en décalage avec les autres et notamment notre entourage.
    Bonne continuation
    Lina
    http://ptitpandaviet.blogspot.fr/

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    1. Effectivement c'est destabilisant au début quand nous sommes en décalage avec les autres. Après comme je me sens en décalage depuis l'enfance, je me suis faite une raison. Merci pour ton message. Bonne continuation à toi aussi !

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